Sainte-Gertrude / Saint-Géry

...paroisses de Gentinnes / St-Géry

Dimanche de la Pentecôte 31/05/2020

Ac 2,1-11 ; Jn 20,19-23

Il est enfin là, Celui que Jésus avait promis à ses disciples avant de passer de ce monde à son père. Il est là le Défenseur qu’il a dit qu’il demanderait au Père pour ses amis. Il est là celui qui va nous sortir de nos peurs, de nos prisons, de nos tombeaux. Celui-là, vous l’avez deviné, c’est l’Esprit Saint. Si nous célébrons aujourd’hui sa venue, n’oublions pas qu’il est toujours et déjà là dans nos vies, nous l’avons reçu au baptême, nous l’avons reçu à la confirmation… Mais bien souvent nous oublions de nous adresser à lui, de compter sur lui, de lui demander de nous souffler la bonne attitude, le bon geste, la bonne parole. Nous avons aujourd’hui l’occasion de nous souvenir qu’il est toujours là, il ne demande qu’à être appelé au secours.  

L’Esprit-Saint se donne à nous aujourd’hui comme celui qui nous libère de nos peurs. Dieu sait si nous avons peur en ce moment. Souvenons-nous que les disciples ont verrouillé les portes du lieu où ils se trouvaient parce qu’ils étaient morts de peur ; peur que ceux qui ont crucifié leur maître s’en prennent à eux. Mais ils avaient surtout honte, ils culpabilisaient sans doute d’avoir laissé tomber leur ami ; ils n’étaient pas fiers d’eux. Voilà que soudain, contre toute attente, Jésus est là au milieu d’eux. Il perçoit leur peur et leur honte et s’empresse de les rassurer en leur disant : « La paix soit avec vous ». C’est la première parole que Jésus ressuscité offre à ses disciples. Après cette parole, Jésus fait deux gestes : il montre ses mains, et il montre son côté pour que ses amis le reconnaissent vraiment. L’ayant reconnu, les disciples basculent de la peur à la joie. Ils sont heureux de retrouver le Maître. Celui-ci ne leur fait aucun reproche, il ne leur exige aucun repentir. Mais il reprend à nouveau sa salutation sur la paix, mais cette fois elle est assortie d’une mission : « De même que le père m’a envoyé, dit-il, moi aussi, je vous envoie », comme pour dire que cette joie qui a inondé votre cœur, ne la gardez pas pour vous seuls, répandez-la dans l’univers entier. Mais de quelle joie s’agit-il vraiment ? Il s’agit de la résurrection certes, mais aussi de la joie du pardon.

Mais le Ressuscité ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il va plus loin. Il fait d’eux des ministres du pardon de Dieu. Vous avez bien compris ! Il confère aux disciples un énorme pouvoir qui n’appartient qu’à Dieu, celui de remettre le péché ; et on n’a pas oublié que Jésus est là en face des hommes lâches, infidèles qui n’étaient même pas capables de l’accompagner sur le chemin de la croix. Que le Christ leur pardonne leur trahison passe encore. Mais qu’il en vienne à faire d’eux des ministres de son pardon, cela dépasse l’entendement. Mais on peut se demander ce qui a bien pu se passer entre temps pour que Jésus n’ait plus une once de doute à leur sujet. Ce qui s’est passé, je vais vous le dire : c’est qu’ils ne sont plus seuls, ils ont l’Esprit-Saint en eux ; celui-ci les a recréés, il a fait d’eux des hommes nouveaux.

A nous aussi, je l’ai dit, Jésus a fait don de son Esprit à notre baptême, à la confirmation. A nous aussi, il accorde toujours son pardon ; mais il faut bien que nous l’accueillions. Peut-être attend-il de nous aussi que nous redonnions vie aux personnes qui, pour nous sont comme mortes parce que nous ne nous sentons pas la force de leur accorder notre pardon ; des personnes qui n’ont plus un seul crédit à nos yeux parce qu’elles ont trahi notre confiance. Leur pardonner ce qu’elles nous ont fait, leur refaire à nouveau confiance ressemble peut-être à un effort surhumain. Demandons à l’Esprit Saint de nous donner sa force, de nous souffler les paroles du pardon.

Cet Esprit qui assistera désormais les disciples dans leur mission de dire les paroles du pardon de Dieu, nous constatons dans la 1ère lecture, qu’il est aussi celui qui délie leurs langues. Lorsque l’Esprit a rempli de sa présence la salle où étaient les apôtres, « les langues qu’on aurait dites de feu » sont apparues sur chacun d’eux et ils se sont mis à parler en d’autres langues. C’est un joli jeu de mots : des langues de feu qui permettent de parler en d’autres langues. Mais qu’est-ce qu’ils disaient, ces braves ? Ils proclamaient les merveilles de Dieu. Voilà une autre mission que l’Esprit Saint nous confie, celle de proclamer les merveilles de Dieu, de devenir témoins des hauts faits de Dieu dans nos vies. Quelles sont les merveilles de Dieu dont je suis bénéficiaire dans ma vie ? Pour quels dons en particulier dois-je être reconnaissant ? Les psychologues nous le disent : faire mémoire de tous les biens reçus, et transformer la conscience de ces biens en reconnaissance pour ces biens peut être très bénéfique ; et ce sur bien des plans. Quelqu’un qui pratique la reconnaissance est plus heureux sur le plan affectif ; il est porté à aider l’autre (plan relationnel) ; et sur le plan cognitif, sa pensée devient plus créative. Mais les bénéfices ne s’arrêtent pas là. Le plan physique jouit aussi des bienfaits de la gratitude : sa santé est meilleure… Que l’Esprit Saint délie nos langues pour que nous sachions exprimer notre gratitude aussi bien à Dieu en proclamant toutes les merveilles dont nos vies sont remplies, qu’à ceux et celles qui nous entourent pour tout ce qu’ils sont et font pour nous.

Pour terminer, permettez-moi de vous faire une petite confidence : depuis que j’ai découvert la magie de la gratitude, la toute dernière chose que je fais tous les soirs avant d’aller me coucher est de tenir mon journal de gratitude dans lequel j’inscris trois choses pour lesquelles je suis reconnaissant. Je fais ensuite un acte de gratitude adressé à Dieu ; puis je prie pour ceux et celles par qui ce dont je suis reconnaissant m’est parvenu. Cet exercice a un double avantage : il me permet de vivre autrement mes journées et de les terminer sur une note très positive ; de plus, il m’offre davantage la possibilité d’être conscient des merveilles de Dieu dans ma vie.  

Que l’Esprit Saint fasse de nous des témoins de la joie, de la paix et des merveilles de Dieu dans nos vies.

7e Dimanche de Pâques

I P4,13-16 ; Jn 17,1-11

Vous vous souvenez de cette phrase : « En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples » ; c’est la formule liturgique par laquelle la page d’Évangile des trois derniers dimanches était introduite. C’est le dernier discours que Jésus adresse à ses disciples avant d’entrer dans sa passion. C’est la toute dernière soirée qu’il passe avec ses amis. Il en profite pour leur livrer son testament, ses dernières volontés. Mais aujourd’hui, en Jn 17 la formule introductive change. On y lit : « En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit » pour indiquer qu’à la fin de son discours d’adieux, Jésus change d’interlocuteur. Il s’adresse à son père ; il le prie avant de s’engager sur le chemin de la mort. En agissant ainsi, Jésus prêche par l’exemple. Il ne dit pas clairement à ses disciples qu’il faut prier – il l’a certes déjà fait à d’autres occasions – mais il se met à prier à leur présence. C’est comme s’il voulait leur laisser sa carte de visite ou son numéro de téléphone ; comme s’il leur disait « Je ne serai plus avec vous physiquement. Mais pas de panique, vous savez comment me contacter. C’est par la prière ».

Venons-en alors au contenu de cette prière du Christ. Deux verbes et une expression retiennent en particulier mon attention :

Lire la suite : Dimanche 24 mai : homélie

6e Dimanche de Pâques 17/05/2020

1P 3,15-18 ; Jn 14,15-21

Après avoir beaucoup demandé qu’on croit en lui, Jésus poursuit son discours d’adieu – nous sommes le jeudi saint – en demandant à ses disciples de l’aimer : « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements, mon Père vous donnera un autre Défenseur ». En entendant Jésus parler ainsi, on comprend que l’amour est toujours lié à l’obéissance : aimer Jésus, c’est lui obéir en mettant ses commandements en pratique et en gardant fidèlement ses paroles.

Lire la suite : Dimanche 17 mai : homélie

5e Dimanche de Pâques A (10/05/2020)

1 P 2,4-9 ; Jn 14,1-12

« Ne soyez pas bouleversés », ce sont les paroles que Jésus adresse à ses disciples à quelques heures de sa croix pour les réconforter. Effectivement, l’atmosphère du groupe est tragique. Le maître vient d’annoncer la trahison de Juda, le triple reniement de Pierre. Il a aussi dit qu’il s’en allait et que là où il partait ses amis ne pouvaient pas le suivre. C’est sur un contexte de ce genre que le maître qui va vers sa propre mort essaie de rassurer ses amis en leur disant : « Ne soyez pas bouleversés ».  Ces paroles sont bien adaptées à notre situation actuelle. Évidemment, nous sommes tous bouleversés, et même impuissants devant ce petit virus qu’on ne peut réussir à combattre qu’en restant terrés, confinés à la maison. Notre angoisse est d’autant plus grande que nous sommes contraints à faire le deuil des personnes, de nos habitudes, voire de notre vie d’avant pour apprendre à vivre dans un autre monde dont nous ne connaissons pas encore tout à fait la configuration.

Lire la suite : Dimanche 10 mai : homélie

4e Dimanche de Pâques

1P 2,20b-25 ; Jn 10,1-10

« Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer », ce sont les premières paroles du Psaume d’aujourd’hui. Je voudrais que chacun de nous se les approprie, et tente d’en mesurer la portée. Si le Seigneur est mon berger, je suis sûr d’avoir tout ce qu’il me faut pour être heureux, pour avancer. Pour un berger du temps de Jésus, le troupeau représente tout ce qu’il a de plus précieux ; c’est sa richesse, son trésor. Il prend soin de ses petites brebis avec sollicitude, et les défend lorsqu’elles sont en danger. Le berger s’occupe de tous les besoins des brebis au point que rien, absolument rien ne pourrait leur manquer. Le troupeau sait qu’il peut se fier à son pasteur, compter sur lui en toutes circonstances, lui faire confiance… Le troupeau du Seigneur aujourd’hui, c’est nous. Ceci n’est qu’une image, bien sûr, pour que nous comprenions combien nous sommes précieux aux yeux du Seigneur. Si nous pensons être loin de la bergerie, loin du bercail, n’hésitons pas un seul instant à revenir à la maison. Si nous nous sommes trompés de berger, hâtons-nous de revenir vers notre pasteur. Il est là qui nous attend. Et c’est pour notre plus grand bien qu’il souhaite que nous soyons avec lui.  

Lire la suite : 4ème dimanche de Pâques / 3 mai : homélie

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